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Retour sur le jour où Samuel Eto’o fait plier le Brésil, champion du monde !

Première nation africaine à accéder en quart de finale de la Coupe du Monde, le Cameroun est sans doute une figure footballistique incontestable du paysage du continent mère. Les Lions indomptables sont dans toutes les plus belles pages de l’idylle africain avec les compétitions mondiales. La dernière en date, est celui de la Coupe des Confédérations de la FIFA organisée en France en 2003.

Champion d’Afrique en titre, le Cameroun a entamé du bon pied son parcours en Coupe des Confédérations de la FIFA, France 2003. Grâce à un but inscrit dans les dix dernières minutes, les Lions Indomptables ont battu le grand Brésil dans un match comptant pour le Groupe B et disputé ce jeudi 19 juin au Stade de France. Outre la victoire des siens, le boulet de canon de Samuel Eto’o a entraîné une nouveauté : la première victoire d’une équipe africaine sur une formation sud-américaine dans l’histoire de la compétition.

Composé de Ricardinho, Kléberson et Emerson, le milieu de terrain plutôt habile aligné par Carlos Parreira domine les opérations en début de match et sert abondamment Belletti, intenable piston sur son couloir droit. Mais le manque de précision dans les derniers mètres et la solidité défensive des Africains tuent dans l’œuf les éventuelles occasions de but des Verdeamarelhos. Avec un Ronaldinho par trop déconnecté du circuit créatif brésilien, c’est Lúcio qui tente de sonner la charge avec une grande chevauchée dans l’axe. Lucide malgré le sprint, il sert Adriano, dont la frappe puissante permet à Idris Kameni d’étaler sa classe (18´).

Au fil des minutes, les deux milieux excentrés camerounais commencent à imposer leur puissance sur les ailes, ce qui perturbe la maîtrise des Pentacampeones. A la 31ème minute, Marc-Vivien Foé dispose d’une belle occasion, mais sa tête depuis le point de penalty atterrit dans les gants de Dida. La dernière action intéressante de la première mi-temps est l’œuvre de Ronaldinho. Parti du milieu du terrain, sur l’aile droite, le chef d’orchestre parisien repique au centre en éliminant au passage pas moins de quatre adversaires. Las, son tir écrasé ne trouve pas le cadre (46´).

La pause porte conseil à Samuel Eto’o, qui se signale dès la reprise, mais sa tentative du gauche ne fait que confirmer la sécurité de Dida dans ses cages (61´). Pas abattu pour un sou, l’avant majorquin tente une nouvelle fois sa chance en jouant sa carte personnelle. Pas vraiment inquiété, le portier de l’AC Milan s’interpose une nouvelle fois (73´).

Le match tombe alors dans un faux rythme, que seul peut interrompre un exploit individuel. Eto’o (encore lui !) reçoit alors un ballon à trente mètres des buts brésiliens suite à un mauvais dégagement de Dida. Juan et Lúcio, peu inspirés sur ce coup, le marquent à distance, ce qui permet au Majorquin de décocher une volée surpuissante qui lobe un Dida désemparé. Lucarne et 1-0 pour les Lions Indomptables (83´).

Sonnée par cette incroyable droite, la Seleção est incapable de réagir. Seul Belletti s’y essaie, adressant une frappe à longue distance peu dangereuse (91´). Pas vraiment rassasié, Eto’o impose sa pointe de vitesse sur l’aile gauche et se retrouve seul face à Dida, bien sorti à sa rencontre (92´).  En toute fin de match, le Brésil n’est pas loin d’égaliser par Lucio (94e). Trop tard. Les Champions du monde sont KO, ils viennent de se faire dévorer par les Lions Indomptables.

 

Un véritable coup de tonnerre pour la planète football qui était loin de se douter du parcours monumental qui attendait les Camerounais durant cette édition de 2003. La première nation africaine à aller jusqu’au bout de la Coupe des Confédérations ne soulèvera pas le titre et s’incline sur le fil (0-1) en finale face au pays organisateur, la France. Un tournoi qui garde un souvenir au gout amer du passage des Lions indomptables à l’instar de la disparition de Marc Vivian-Foé sur la pelouse du stade de Gerland de Lyon (Actuel Groupama Stadium ).

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