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RDC : l’ONU dénonce la poursuite des violences sexuelles

704 cas des violations des droits de l’Homme ont été documentés entre le mois de juin et juillet 2020, en République démocratique du Congo par l’ONU. Ce chiffre est contenu dans un rapport publié ce 2 octobre au Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à Genève, en Suisse.

Selon ce rapport, les violences sexuelles liées aux conflits restent récurentes, avec 1376 victimes dont 31% des cas attribuables à des acteurs étatiques. La province du Nord-Kivu a été la plus touchée durant la période examinée avec 40% de cas documentés, elle est suivie par celle du  Sud-Kivu où près de 20% de cas documentés ont eu lieu dans le territoire de Fizi, dans la partie Sud. Ce document explique que ce taux élevé de violences sexuelles est dû aux confrontations entre les groupes armés opérant dans les territoires de Masisi, Nyiragongo, Rutshuru et de Walikale, dans la province du Nord-Kivu et l’activisme des groupes armés, Raia Mutomboki et Mai Mi-Mai, dans la province du Sud-Kivu.

Les forces de sécurité pointées dans les exactions

Ce rapport note par ailleurs que les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont été les principaux auteurs des violences sexuelles liées aux conflits, commises dans le territoire de Beni. Dans sa communication, la Haut-Commissaire aux droits, Michelle Bachelet, a dénoncé la poursuite de ces violences sexuelles favorisées par les conflits armés.

« La conséquence directe de ce climat de violence, de destruction et de peur, quelque 5,5 millions de Congolais ont été déplacés à l’intérieur du pays, et au moins 922 000 personnes ont fui vers d’autres pays africains. Comme le montre le rapport, l’impact des conflits armés sur la population de la RDC est profond et ne cesse de croitre », déplore Michelle Bachelet.

En rappel, le 30 mai 2019, le Haut-commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies (ONU) a publié un rapport sur les violences sexuelles en République Démocratique du Congo. Dans ce rapport, les enquêteurs avaient documentés 548 violations des droits de l’Homme par mois.

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