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RDC : « Les femmes ont aussi le devoir patriotique de servir la nation dans l’Armée »

Adjudant Ebabi Bongama Beange Sarah

L’adjudant Ebabi Bongama Beange Sarah est l’une des femmes à avoir bravé les préjugés et les stéréotypes, afin de servir la nation Congolaise à travers son armée. En 2015, cette diplômée en Coupe et Couture intègre le service militaire, en participant à la formation à Kitona, dans la partie ouest du pays. Mais qui est-elle réellement ?

Tout est parti de sa passion de servir la nation congolaise et briser le stéréotype, selon lequel « l’armée n’était réservée qu’aux hommes ». En 2015, après l’obtention du diplôme d’Etat en Coupe et Couture, Ebabi Bongama Beange Sarah intègre l’armée, en participant à la formation à l’Ecole militaire de Kitona, dans la partie ouest du pays. Trois ans plus tard, elle obtient son brevet de cheffe de peloton d’infanterie militaire, avec le grade « d’adjudant ». Une réussite qu’elle attribue à son ferme engagement dans la réalisation de ses aspirations.

« C’est depuis 2015 que j’ai intégrée l’armée. Une idée partie du constant selon lequel : Beaucoup prétendaient que les femmes appartenaient à la communauté civique et qu’elles n’avaient presque pas une place particulière dans ce domaine. La résolution la meilleure était d’être moi-même une leçon pour les autres au lieu de tout simplement les enseigner, je devais plutôt être à un simple regard, un enseignement à leurs yeux, en portant sur moi la tenue militaire, en passant le grade d’adjudant », se souvient-elle.

« J’aime les défis »

Adjudant Ebabi Bongama Beange Sarah

Très souriante et dotée d’un sens élève d’humour, la vingtaine est avant tout « une patriote », prête à braver les stéréotypes et les préjugés sur la profession militaire. « J’aime les défis. Je me résolvais alors à trouver comment attirer l’attention de tous sur le fait que l’armée n’était pas seulement conçue pour les hommes et que même les femmes pouvaient l’intégrer, mais aussi qu’elle n’était pas là que pour des sots comme nombreux le disent », confie la jeune militaire, qui encourage ses paires à intégrer cette profession.

« Je concevais déjà le fait que les hommes et les femmes, foncièrement pris par une idée ou une passion, aient un certain caractère commun, une certaine partie d’allures et d’attitudes, si différents d’ailleurs que puissent être leurs qualités, leurs talents, leurs positions dans les pays et leurs éducations, se voir comme unis pour la même cause : L’intégralité et la défense du drapeau congolais », explique-t-elle à Afrik.com.

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Celle qui soutient le processus de professionnalisation de l’armée, pense que l’intégration de la femme dans le service militaire est une plus-value dans la promotion du genre. « Je me résolvais alors à trouver comment attirer l’attention de tous sur le fait que l’armée n’était pas seulement conçue pour les hommes et que même les femmes pouvaient l’intégrer, mais aussi qu’elle n’était pas là que pour des sots comme beaucoup le disent. L’armée se présente comme une mer de discipline, d’éducation et de formation pour les intellectuels (…) Les femmes ont aussi le devoir patriotique de servir la nation dans l’Armée », confit-elle.

« Les militaires sont les gardiens de la nation, nous assurons sa protection au péril de nos vies »

Face aux nombreux défis auxquels font face les militaires, celle que des Congolais appellent affectueusement « mère chef » plaide pour l’amélioration de leurs conditions de vies. « Les militaires sont les gardiens de la nation, nous assurons sa protection au péril de nos vies, nous souhaiterions être traités comme des héros, non seulement dans les dires mais aussi dans les faits. C’est-à-dire, nous aimerions avoir une condition de vie bien assurée et très respectée », lance-t-elle.

Très ambitieuse, l’adjudant Ebabi Bongama Beange Sarah accorde une grande importance à l’apprentissage et au partage d’expérience. « Le reste de mon temps, je le passe à faire à entreprendre et tenter d’innover davantage. Je passe mon temps à me questionner sur de nouveaux challenges. Je passe la majeure partie de mon temps à côtoyer les ainés dans l’armée, afin d’acquérir des nouvelles connaissances et des idées », précise-elle.

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