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«Je haïssais Didier Deschamps, maintenant je le remercie»

De mécanicien à Fréjus au titre de champion du monde à Moscou, Adil Rami prend la plume et se raconte dans un livre, Autopsie (Éditions Hugo Sport), à paraître ce jeudi.

Le défenseur de 34 ans, passé par Lille, Valence, Milan, Séville ou encore Marseille, Fenerbahçe, Sotchi et désormais le club portugais de Boavista, dévoile son parcours, les excès du monde du foot et ses belles rencontres. Pour Le Figaro, l’international français dévoile les bonnes feuilles d’un ouvrage qui risque de faire causer dans les coulisses du ballon rond. Extraits.

«Avec Didier Deschamps, ça commence mal. Quand il arrive en équipe de France après l’Euro 2012, il ne fait pas de moi son titulaire. D’ailleurs, c’est une période où je n’ai pas envie d’être appelé.

Je ne vis pas ça comme une frustration mais plus comme un soulagement. Je n’aime pas la relation que j’ai avec Deschamps. Il a toujours son mot à dire, il n’est jamais content et le feeling ne passe pas. Il ne voit pas qui je suis.

Il ne comprend pas ma personnalité. J’ai l’impression qu’il a une mauvaise image de moi. Celle d’un glandeur qui sourit mais qui oublie d’être rigoureux. Le genre petit connard. (…) Pendant plusieurs mois, Deschamps passe à côté de moi et moi à côté de lui.

À cette époque, quand on me demande ce que je pense de Didier Deschamps, je le termine. «Je le hais, il est pourri.» Le peu que j’ai affaire à lui, je n’aime pas sa méthode, son relationnel avec les joueurs et surtout avec moi.

Je le trouve têtu, borné. (…) Au Château, il y a des éclairs au chocolat. Il les prend et les met tous à sa table. Ça l’excite, le côté «qui a peur, qui n’a pas peur de venir à ma table pour prendre des éclairs?» Tout le monde sait que j’adore les éclairs au chocolat, c’est mon dessert préféré.

Mais ce jour-là, je n’ai pas envie d’éclair. Deschamps s’approche de moi et m’en plante un sous le nez. Moi, je ne vous ai rien demandé, je n’en veux pas de vos éclairs. «T’as pas osé venir, Adil?» Deschamps teste, provoque, cherche à intimider et je n’adhère pas. Au final, Deschamps ne me retient pas pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. C’est normal, mérité, et je me dis que je ne jouerai plus jamais en Bleu tant qu’il sera sélectionneur.»

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