udpsonline.net

De 0-3 à 3-3: Voici la belle histoire derrière la finale qui vaudrait à elle seule un Film ou un Roman

Bienvenue dans la 3e édition de votre rubrique, Un vendredi, match nostalgique …!

Aujourd’hui nous vous proposons de revivre l’une des finales les plus épiques de l’histoire de la Ligue des Champions, si ce n’est elle.

À l’affiche, le match d’anthologie de Mai 2005 à Istanbul entre Liverpool et le Milan AC. Une finale légendaire qui restera à jamais gravé dans les anales les plus illustres de l’histoire du Football

Nous sommes le 25 mai 2005, quand les Reds, qui les filaient droits vers une saison blanche, affrontaient les Lombards, vainqueur de la Supercoupe d’Italie.

Dirigé à l’époque par le technicien italien Carlo Ancelotti, le Milan alignait l’artillerie lourde avec un système 4-4-2 losange avec dans l’entre-jeu, el maestro Andrea Pirlo( actuel entraîneur de la Juventus) au côté Seedorf, Gennaro Gattuso( actuel manager du Napoli) et le Brésilien Kaka ( Ballon d’or 2007) et juste devant on retrouve le duo de feu, Shevchenko ( actuel sélectionneur de l’Ukraine) et Crespo.

Du côté de la formation anglaise menée par Rafael Benitez on assiste un 4-2-3-1 avec le capitaine Steven Gerrard au milieu en compagnie de Xabi Alonso et Kewell en position de numéro 10 pour alimenter Riise, Barros et Luis Garcia.

Pourtant, après quarante-cinq minutes, difficile d’imaginer un tel scénario. Solide comme jamais avec une paire Nesta-Stam infranchissable, un Pirlo en maestro parfait, un Kaka meneur de jeu délicieux et des attaquants efficaces, le Milan menait 3-0 à la pause. Maldini marquait dès la cinquantième seconde de jeu (1-0, 1re) tandis que Crespo inscrivait un doublé sur des services de Chevtchenko (2-0, 39e) et Kaka (3-0, 44e). K-O debout et comme impuissant, Liverpool se voyait déjà aller chercher la médaille du vaincu.

Et puis, d’un coup, la folie. Avec, d’abord, une réorganisation décisive de Benitez qui venait inclure Hamann dans un milieu qui en avait bien besoin. Tout changeait d’un coup. En six minutes. Une tête de Steven Gerrard (3-1, 54e). Un tir de loin de Vladimir Smicer sur lequel Dida était fautif (3-2, 56e) et enfin un penalty de Xabi Alonso, transformé en deux fois, après une faute de Gennaro Gattuso (3-3, 60e). Tout ça en une heure. La confiance changeait de camp. Malgré son expérience, le Milan était bien moins fringant. Pirlo et Kaka étaient portés disparus.

Le début d’un autre match où la peur d’en prendre un quatrième et la fatigue physique se faisaient sentir. Djimi Traoré sauvait son camp sur sa ligne (70e), Kaka était gêné par le retour décisif de Jamie Carragher (80e). Direction la prolongation où les deux formations peinaient vraiment à se montrer créatives pour forcer la décision. Jusqu’à cette 117e où Jerzy Dudek (voir le gagnant) se montrait exceptionnel d’une double parade face à Chevtchenko. Lors de la séance des tirs au but, le Milan voyait Serginho, Pirlo (qui gâchait son superbe match) et Chevtchenko manquer leur tentative. Liverpool l’avait fait. La nuit était rouge.

Le pire, c’est qu’après 116 minutes, son match n’était jusque-là pas extraordinaire. Trois buts dans la besace. Deux hésitations sur deux interventions pourtant assez banales qui mettaient la panique dans sa propre surface. Bref, Jerzy Dudek vivait une finale moyenne. Mais cette action de la 117e minute allait tout changer. Sur un centre de Serginho, lancé, Andreï Chevtchenko claquait une tête repoussée par le portier des Reds. Dans la continuité, le cuir revenait sur Chevtchenko qui tentait de nouveau de très près… et tombait de nouveau sur un Dudek qui effectuait un arrêt miraculeux. Milan ne s’en remettra pas. Pendant la séance des tirs au but, il faut croire que ses différentes gesticulations sur sa ligne ont perturbé Pirlo et Chevtchenko, qui ont vu Dudek s’interposer.

Pour sa deuxième finale de Ligue des champions dans sa carrière d’entraîneur, Carlo Ancelotti n’a pu que constater les dégâts sur son banc. Le changement d’organisation de Benitez a été décisif. Et après la tornade subie en six minutes pour passer de 0-3 à 3-3, l’Italien n’a jamais su insuffler un second souffle aux siens, méconnaissables après un premier acte de toute beauté. Avec, après la pause, un milieu de terrain qui a flanché.

Six buts. Un retour de 0-3 à 3-3. Deux sauvetages sur la ligne. Un double arrêt dingue dans la prolongation. Des crampes. Des joueurs de grande classe. Un finish à couper le souffle aux tirs au but. C’était dingue. Dans la nuit électrique d’Istanbul, le Liverpool de Rafael Benitez est venu inscrire son nom au palmarès de la Ligue des champions pour la cinquième fois de son histoire.

Quand l’irrationnel prend le dessus, même une équipe composée des meilleurs joueurs ne peut rien y faire. Et pour cette soirée du 25 mai 2005,  rien ne pouvait arrêter le Liverpool de 2004-2005 ….

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *